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Une autre veine à exploiter musicalement serait le folklore. Le cas des États-Unis est frappant où le folksong connaît actuellement une vogue sans précédent : d’anciennes mélodies populaires de l’Ouest sont exhumées – ou imitées – évoquant avec nostalgie un passé lointain et idyllique. Il y a là une réserve de choix pour les poètes évangéliques en quête de musique, car ces mélodies populaires plongent leurs racines dans le subconscient collectif d’un peuple et font vibrer une corde sensible en chacun de nous.

Mais il ne faut pas se contenter du folklore d’un seul pays : les vieilles chansons populaires de France, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre recèlent certainement des mélodies dignes d’être reprises par de jeunes voix désireuses de louer le Seigneur.

Des trésors cachés

Là aussi, une exploration des bibliothèques musicales des Conservatoires apporterait des moissons valables. Et pourquoi ne pas fouiller, par la même occasion, les collections de canons des grands maîtres pour enrichir ce genre particulièrement adapté à un chant improvisé à plusieurs voix ? Avec un peu d’ingéniosité et de persévérance, il devrait donc être facile d’enrichir nos hymnologies de cantiques de valeur en utilisant les procédés mêmes qui ont assuré le succès des chants religieux du passé. En retrouvant, comme Luther, « la veine populaire du sentiment religieux et de l’adoration », on renouerait avec une tradition qui s’est perdue dans l’Église où, « sous l’influence d’un siècle entier de musique de concert, le choral a rapidement oublié les sources populaires. Mais la perte de contact avec la chanson lui deviendra fatale » (Marc Honegger, P M. 50 p. 75,101).

Enfin, en poussant la recherche encore plus loin, on pourrait aussi tenter d’assimiler quelques chants de tradition africaine qui ont passé avec tant de bonheur dans l’hymnologie des églises de là-bas.

A. Kuen

 

 

 

Un orchestre chrétien pour la France

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