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1. Reflet de Dieu

 

Faire de la musique à la gloire de Dieu, ce n’est pas seulement éviter les fausses pistes, c’est surtout contribuer à ce que Dieu soit reconnu pour ce qu’il est par un certain nombre croissant de personnes. Glorifier Dieu ou « le nom de Dieu » (Jean 17), c’est manifester et faire reconnaître ses qualités, en particulier, sa grâce, sa grandeur, sa beauté. La musique glorifie Dieu lorsqu’elle reflète ces qualités et les évoque dans l’esprit des auditeurs.

Les instruments inventés par les hommes et les voix des chœurs peuvent s’accorder pour manifester cette gloire de Dieu : faire sentir son amour, resplendir sa lumière et sa beauté. Qui n’a pas été saisi par la puissance de certains chorals de Bach, par les trompettes de Haendel ou le chœur qui ouvre le Psaume 47 de Florent Schmitt ? Qui n’a pas été apaisé par l’air « II conduit ses agneaux » du Messie ? D’autres fois c’est l’ordre l’harmonie de la création que magnifie tel prélude d’orgue de J.S. Bach ou tel Concerto de Mendelsohn. « La musique, dit Harold Best, doyen du Conservatoire de Wheaton, fait partie du culte à Dieu, elle est en elle-même un acte d’adoration. En conséquence, lésiner sur le temps ou les moyens à lui consacrer, en prétendant qu’ils seront mieux utilisés dans l’évangélisation ou la mission, rappelle la remarque de Judas devant Marie répandant son nard précieux sur les pieds de Jésus. »

2. L’homme devant Dieu

Et moi dans tout cela ? N’ai-je jamais le droit de crier ma révolte, de clamer mes angoisses, de donner libre cours à mes perplexités, de pleurer mes espoirs déçus ? Je suis un être humain, après tout, et autour de moi les gens que je côtoie plongent dans le même bain. N’ai-je pas le droit d’exprimer tout cela par ma musique ? Le Psalmiste aussi a sorti très librement tout ce qui était en lui. Mais relisons attentivement les psaumes : il a toujours recherché, et trouvé, une place juste devant Dieu, une attitude de soumission, d’obéissance et de confiance et, généralement à la fin du psaume, la paix et la joie que seul le Seigneur peut donner.

Mieux que les paroles, la musique peut traduire par sa violence, par ses discordances, son rythme trépidant ou déhanché, la dysharmonie de la vie moderne. Par ses répétitions inlassables, elle reflète le vide intérieur de notre société actuelle. Nos contemporains se reconnaîtront donc aisément dans cette expression musicale qui peut constituer une part légitime d’un programme d’évangélisation dans lequel on voudrait dépeindre la « misère de l’homme sans Dieu ». Mais réfléchissons sérieusement : est-ce que nous voulons nous complaire dans cet état – et dans ces musiques, et nous en nourrir ? Ne serions-nous pas plus heureux si, comme le Psalmiste, nous pouvions trouver des solutions qui se refléteront forcément par nos choix musicaux : les notes retrouvant leur assise tonale, leur équilibre harmonique et leur rythme apaisant ? Une musique à la gloire de Dieu débouche toujours sur une musique de paix (paix dans le sens de Shalom : plénitude, épanouissement, bonheur).

3. Au nom du Seigneur Jésus

Juste après avoir parlé du chant, l’apôtre Paul dit : « Et quoi que vous fassiez, en paroles ou en œuvres, faites tout au nom du Seigneur Jésus… » (Colossiens 3 :17). Dans la Bible, le nom représente la personnalité, la nature de quelqu’un. Faire une chose « au nom de quelqu’un », c’est faire comme il l’aurait fait, de la manière qui lui était coutumière, avec son amour et son autorité. Une musique faite au nom du Seigneur Jésus nous apportera le reflet de sa personnalité : sa force et sa douceur, sa vérité et sa pureté, son amour et sa puissance d’indignation devant le mal.

Une telle musique aura donc par moments des sonorités fortes, des accents qui se traduiront dans le style approprié à l’auditoire, mais elle ne se plaira pas à exciter les instincts, ni à conditionner les auditeurs, elle ne restera pas désordonnée, chaotique, excessive ; elle retrouvera la sérénité et l’équilibre qui marquent le triomphe de Dieu sur toutes les forces destructives et dysharmoniques.

Un ami japonais nous a raconté comment il est devenu chrétien. Faisant un voyage touristique en Europe, il est entré dans une église. Tout son être a été profondément touché par la musique qui l’a accueilli : c’était celle d’un Dieu saint, puissant. C’est ce Dieu qu’il voulait connaître et servir. Une jeune femme nous a confié que l’entente et le dynamisme d’une chorale chrétienne l’avaient tellement impressionnée qu’elle a désiré partager leur foi. Dans une prison, une détenue demande une Bible et un entretien avec l’aumônier. Pourquoi ? Un cantique entendu à la radio lui a rappelé brusquement un passé lointain, ordonné et paisible. Vous connaissez vous-mêmes certainement des exemples que l’on pourrait encore ajouter.

M. Alfred Kuen et de M. Charles Eberli

 

Un orchestre chrétien pour la France

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