Les définitions de la musique sont nombreuses. La plupart des auteurs s’accordent pour dire qu’elle est un langage qui va bien au-delà des paroles et permet d’exprimer nos sentiments et nos états d’âme. Parce que l’homme « est avant tout un être de foi, d’imagination et de sentiment » (J. Combarieu, 38 p. 9) – plus que de raison pure – la musique tient une si grande place dans toute civilisation.

La musique est un don de Dieu. Le rythme, la mélodie, l’harmonie reposent sur des données et des lois de la nature. Notre oreille est une merveille de la création, capable de transmettre au cerveau plusieurs dizaines de milliers d’impulsions par seconde. Le « don musical » intrigue les esprits les plus positifs. Dans son épître, Jacques nous dit : « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en-haut, du Père des lumières. » (1:17). Et qui refuserait ces qualificatifs à la musique – ou du moins à certaines musiques ? C’est Dieu qui « remplit de chants d’allégresse la bouche de l’homme intègre » disait Bildad à Job (8:21) et Elihu confirme que c’est lui « qui inspire des chants d’allégresse pendant la nuit. » (Job 35:10). C’est lui qui avait déjà ordonné à Moïse d’écrire un cantique et de l’enseigner à tout le peuple d’Israël (Deutéronome 31:19, 22, 30), qui a mis dans la bouche de David un cantique nouveau (Psaume 40:3) et qui a inspiré une trentaine de fois aux psalmistes l’ordre de chanter qu’ils devaient transmettre aux croyants. Jacques répétera cette recommandation dans le Nouveau Testament. (5:13).

Dans la liste des dons de 1 Corinthiens 14:26 accordés pour l’édification de l’Église, le premier nommé est d’ordre musical : « Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction… »

Il est significatif que, partout dans le monde, la musique ait été associée à la religion. D’une part, elle a toujours été affectée d’un caractère religieux, et « d’attributions rituelles » (voir B. Gavoty, 75 p. 10). D’autre part, il n’existe « nulle part de religion sans musique » (G. Marchal, 50 p.13). Sans doute parce qu’elle nous apporte, comme le dit Teilhard de Chardin, « le sentiment d’une grande présence ». Aussi n’est-il pas étonnant que Luther et Calvin l’aient appelée « un don de Dieu » – au moins un point sur lequel les deux Réformateurs étaient d’accord, même s’ils ne s’accordaient pas sur son importance et sur sa place dans le culte public. Le chrétien accueille ce don avec reconnaissance, comme tous les autres dons de son Père. Il lui rend grâce pour ce cadeau qui enrichit sa vie et lui apporte un reflet de la beauté et de la perfection divines.

Que faire de ce cadeau de Dieu ?

Supposez que vous ayez envoyé à vos enfants indépendants un beau cadeau dans lequel vous avez mis tout votre amour. Lors de votre prochaine visite chez eux, vous découvrez dans un coin le paquet encore ficelé, tel que le facteur l’a apporté. Quels seraient vos sentiments ?

Beaucoup de chrétiens n’ont jamais pris conscience que la musique était un précieux don de Dieu. D’autres ne se sont pas donné la peine de déballer ce cadeau, de l’examiner et de voir ce qu’ils pourraient en faire. Parmi ceux qui apprécient ce présent, un certain nombre l’utilisent essentiellement pour leur plaisir et ne voient pas trop l’usage qu’ils pourraient en faire pour Dieu. C’est pourquoi il nous faut examiner quelle place Dieu voudrait que la musique occupe dans la vie d’un chrétien.

A. Kuen

Un orchestre chrétien pour la France

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